Maturité
Après l’enfance proprement dite Bertrand Catry s’interroge toujours sur la personnalité de Francis Delaye.
En effet sa quête de Dieu est interférée par l’art, le moteur à ion, etc…..
Pour comprendre bien sa démarche il faut prêter attention à la rubrique PAPE dans le lien condition à l’importance morale du « moteur à ion » dont l’intuition a découlé d’une recherche d’art filmé par KTOTV.
Francis Victor Marie Delaye
Pourquoi pratiquer l’homme
Partie 2-Maturité
Bertrand Catry
Bonjour Francis Delaye,
J’ai la chance d’être à nouveau dans votre maison tout près de Chartres. Nous nous étions entretenus pour un premier épisode sur votre carrière, votre œuvre, en fait votre jeunesse, avec évidemment comme point d’orgue votre conversion. Et donc nous nous voyons aujourd’hui pour ce deuxième volet que nous allons consacrer à la maturité de vos 40 ans que vous entamez en 1963. Je rappelle sur vous êtes né en 1923.
Pour démarrer je m’interrogeais sur ce fameux… vous allez nous dire un petit peu l’enjeu du rêve que vous faites, qui n’est quand même pas banal. Vous faites un rêve d’une semaine, et j’ai compris – dites-moi jusqu’où il faut aller – j’ai compris que ce rêve allait vous bouleverser votre vie parce qu’il va récapituler une rencontre un peu inédite des Sciences et de l’Art.
Francis Delaye
… et de la religion.
Bertrand Catry
Bien sûr, et de la religion ! Deux sens, dans cette réunification Et de la religion. Quel est ce rêve ? Comment est-il venu ? Qu’est-ce qu’il a entraîné ? Qu’est-ce qu’il a changé dans votre vie ? Dans votre métier – vous êtes quand même peintre et artiste avant tout – qu’est-ce qu’il va changer ? Qu’est-ce qu’il va bousculer dans votre vie ? Et, au niveau des sciences vous n’avez pas une formation scientifique à proprement parlé, mais ce rêve va engendrer, va produire un enseignement scientifique, sciences-art, avec ce commun dénominateur, ce ferment de la religion qui va irriguer cette rencontre. Je parle trop, c’est à vous !
Francis Delaye
En 1963 j’avais repris mon travail avec ma femme sur la recherche de l’esthétique du relief sur une surface plane dans l’Art, et j’avais pensé que la photographie en relief pourrait m’aider, dans les portraits notamment. Et c’est à ce moment-là que brusquement c’est déroulé devant moi, dans un rêve inhabituel, toutes les possibilités du relief photographique sur une surface plane, jusqu’à trouver ce que je cherchais. C’était de la stéréoscopie. Ensuite j’ai bondi à la recherche de l’esthétique dans le relief non pas sur une surface plane mais hors d’une surface plane qu’on appelle l’hologramme, que je ne connaissais pas, et pour lequel avec des recherches mathématiques j’ai trouvé une définition qui s’est avérée différente de la deuxième partie de celle qui était employée à l’époque sur ce sujet-là. Et après j’ai continué avec un générateur de matière à spirale qui transformait la lumière en matière ; mais après je ne me suis pas attardé là, je suis tombé sur la recherche de l’intégrateur de puissance.
Bertrand Catry
Alors, parlons-en ! Ce fameux moteur !
Ce fameux moteur, qu’est-ce qu’il peut permettre ? Ce moteur a-t-il un jour fonctionné ? Dans les causeries que nous avons eues pour préparer cet entretien vous me signalez l’existence d’un prototype, d’une maquette. Cet engin universel, quelle odeur a-t-il ? Quelle forme a-t-il ? De quoi est-il fait ? De quoi est-il composé ? Est-ce que c’est une fiction ? Ou est-ce que ce moteur pourrait bel et bien un jour prendre forme ? Qu’est-ce qu’il est ? En quoi est-il différent de la pierre philosophale, du Graal ? Est-il incorporé ? Il a voyagé jusqu’aux États-Unis ! Dites-nous un petit peu la fabuleuse odyssée de ce fameux moteur ?
Francis Delaye
Je peux vous le dire de l’évolution qui s’est passée. Personnellement je ne me suis pas arrêté à ce moteur à ions. J’ai vu simplement le problème qu’il suscitait pour l’union des sciences et des religions, et le problème de l’unité des religions qui s’est imposé à moi vis-à-vis du message messianique de Jésus-Christ, et surtout de son inversion, que m’a montrée la Vierge Marie, dramatique.
Bertrand Catry
Avant de parler d’inversion, laissons-le, ce moteur, si vous le voulez bien, dans sa phase …, pour la compréhension de nos auditeurs, revenons à la genèse de ce moteur, avant les dérives qu’il pourrait connaître et la mauvaise utilisation qu’en ferait la science si elle n’était pas soumise à l’amour de Dieu révélé par son humilité, laquelle est elle-même révélée par l’humiliation du Christ. On redéveloppera ces points qui peuvent être ainsi dits roboratifs. Ce premier moteur tel qu’il existe, dans sa vocation initiale avant d’être éventuellement détourné, que permettrai-il ? Dites-nous cela.
Francis Delaye
J’ai laissé tomber un peu ce moteur qui me dépassait jusqu’à l’an 2000. À partir de l’an 2000, d’un manière précise j’ai vu sur internet de la Nasa une boule intitulée moteur à ions qui marchait à la vitesse de la lumière, et qui probablement réuni en cercles devait avoir un impact sur la vision qu’avaient les gens à ce sujet-là. Et c’est après que j’ai continué à regarder sur internet l’évolution de ce moteur à ions. J’ai vu des plus farfelus dessins pendant très longtemps, et c’est seulement maintenant, d’une manière tout à fait récente, que c’est établi un moteur à ions avec une énergie énorme qui serait capable de conduire une certaine recherche dans l’atmosphère.
Bertrand Catry
En quoi ce moteur peut-il être vecteur ? Comment dans votre ouvrage Jésus Maître de laïcité, ce moteur à ions…, comment faites-vous le pont ou la jointure entre l’opportunité que représente ce moteur pour le salut des hommes, et la contemplation en prière que vous faites de l’humilité divine que révèle l’humiliation de Dieu ? Comment est-ce que l’homme de foi use-t-il d’une telle souplesse ? Vous êtes, je le disais, un athlète de notre Seigneur, de Dieu Jésus-Christ, mais comment êtes-vous aussi capable de passer de la physique à la foi ? Et Comment réunissant les deux vous nous proposez un salut universel par le viatique de l’humiliation du Christ dans sa passion à Golgotha, et de cette humiliation qui vient révéler l’humilité divine sur laquelle nous pouvons nous tous, tous les hommes, compter ?
Francis Delaye
Ce n’est pas moi qui peux faire le pont. C’est Dieu. C’est Dieu qui s’humilie jusqu’à toucher du doigt, jusqu’à, si vous voulez, toucher des pieds les sciences humaines, telle que par exemple à Cana Jésus-Christ est descendu jusqu’à transformer de l’eau en du vin excellent et en quantité industrielle pour la joie des mariés. C’est pareil, de la même façon, c’est un peu ambigu, c’est Dieu qui est au-dessus de tout et qui nous révèle un univers différent du nôtre, absolument magnifique mais caché, et qui descend jusqu’à cette terre ingrate et dont les hommes cherchent peut-être à se livrer à leur démon au lieu de se livrer à Dieu, qui vient pour donner un temps de répit pour la conversion du monde.
Bertrand Catry
Vous nous proposez, vous annoncez la puissance de cette humiliation qui vient donc révéler l’humilité divine de Dieu. Vous entrevoyez ainsi, vous annoncez la réconciliation de toutes les religions. Ne sommes-nous pas, nous autres chrétiens et non chrétiens – je me fais l’avocat du diable, mais je reviendrai non endiablé – ne courrons-nous pas le risque de la gnose ? Dites-nous dans votre foi et dans ce que vous proposez au Pape – vous êtes en relation et vous écrivez au Pape régulièrement – en quoi pouvez-vous nous rassurer par rapport au mouvement gnostique très important qu’il y a pu avoir dans les temps passés ? En quoi l’annonce que vous nous faites de l’humiliation et donc de l’humilité divine vous différencie-t-elle d’un praticien de la gnose ?
Francis Delaye
La gnose estime la puissance des sciences comme le but, or moi ce que je vois dans le moteur à ions que j’ai appelé intégral dépendant, un temps pendant lequel il aura cours, mais un temps compté avant qu’il ne s’inverse. Tandis que la gnose estime que c’est l’inversion de ce moteur qui compte.
Bertrand Catry
C’est ça ! Merci de cette précision et de la clarté, Francis Delaye, de votre réponse, qui peut nous bluffer tous parce que je la trouve vraiment extrêmement intérieure et extrêmement sincère. L’intégration donc de ce moteur dans votre foi est une chance pour l’humanité avant que ce moteur s’inverse, mais vous priez tous les jours pour qu’il ne s’inverse pas. Je reviens au titre de votre ouvrage Jésus Maître de Laïcité. Au fond il me semble, dites-moi si je me trompe, vous nous présentez l’humiliation qu’a vécu le Seigneur dans sa Passion, son message là par son humiliation est plus important que l’Amour qui est un peu une sorte de tarte à la crème sur laquelle les chrétiens se seraient un peu appesantis depuis plusieurs siècles. Cette humilité ouvre la voie vers la révélation de ce principe de vie éternelle qui vaudrait pour toutes les religions. Et est-ce que justement cette universalité-là, qui nous permet de comprendre Jésus Maître de Laïcité en ce sens que vous le dites comme antérieur au Christianisme, c’est-à-dire que Jésus, le message de Jésus, n’est plus du tout dans un environnement contextuel, historique, Jésus, son enseignement et la force qu’il nous propose précèderaient finalement l’avènement du Christianisme, et en même temps Maître de laïcité puisque commun à toutes les religions. Au fond vous allez vers sortir de l’enfermement Jésus. Les hommes l’ont trop enfermé dans justement la religion. Je termine juste ces paroles peut-être un peu, non pas hérétiques ou apocryphes… Est-ce que votre travail ne vis-t-il pas à désincarcérer, permettez-moi cette expression, à désincarcérer le Christ de la religion chrétienne, au fond ? À le sortir de la religion chrétienne dans laquelle on l’a trop enfermé ? Et donc par opposition aux autres religions alors que toute votre vie vise à réunifier ces religions en reconnaissant cette transcendance de l’humilité divine de Dieu ?
Francis Delaye
Oui en fait la religion chrétienne enfante, procèderait à un enfantement de l’union des religions, la révélation de la divine humilité de Dieu. Ce qui n’empêche pour les chrétiens d’y aller par la voie de l’Amour qui est révélée par le Christ également. De telle sorte qu’il y aurait dans le Christ deux personnalités distinctes. Dans le Christ humain, j’entends. L’une de prophète juif de l’Amour divin et l’autre de Messie universel de l’humilité de Dieu. Et pour les chrétiens c’est une épreuve, un peu, car l’Amour de Dieu comme le dit Saint-Paul, c’est tout pour le chrétien. Mais on aurait tendance un peu à y mettre un point final alors que dans l’Amour divin il n’y a pas de point final et qu’il est capable de s’anéantir vis-à-vis de la charité pour les autres.
Bertrand Catry
C’est justement le dépassement de la souffrance de son humiliation. Parce que l’humiliation c’est le point de départ de tout. Sans cette humiliation rien ne se produit. Qu’est-ce qu’ouvre la résurrection ? C’est bien la possibilité pour nous de faire l’expérience de sa propre souffrance ! De nous humilier à notre tour pour que métabolisant notre propre souffrance – c’est tout le travail de l’étiothérapie qui est un courant très actif aujourd’hui dans les thérapies actuelles – en métabolisant sa propre souffrance, en la faisant remonter par cette résurrection de la chair qui viendra au temps accompli lors de la parousie, c’est-à-dire du retour définitif du Dieu sur terre, et bien métabolisant cette souffrance nous avons cette incroyable chance, chrétiens et non chrétiens, c’est ce que vous dites, religieux et non religieux, de connaître sinon la félicité mais en tous cas d’entrevoir ce chemin de salut que vous annoncez pour tous les hommes, Francis Delaye.
Francis Delaye
Mais, si vous voulez, quand on parle d’humiliation on fait fuir tout le monde.
Bertrand Catry
Oui, je suis d’accord !
Francis Delaye
Car l’humiliation et la nature ça ne s’entend pas du tout ! Mais si on parle de l’humiliation de Dieu lui-même pour nous, c’est un peu différent dans ce sens que on se rend compte que notre démon auquel on se livre est vraiment anti-divinité.
Bertrand Catry
Vous nous rappelez ce que c’est que notre démon à nous ?
Francis Delaye
Le démon à nous c’est notre recherche de nous-même.
Bertrand Catry
C’est notre orgueil, c’est ça ?
Francis Delaye
C’est notre orgueil, notre égo, notre égoïsme, tout ce que vous voulez, vous pouvez l’appeler de tous les noms qu’on veut, mais c’est un démon, c’est l’orgueil.
Bertrand Catry
C’est ça, c’est se prendre pour Dieu, en fait, c’est un démon ! C’est l’orgueil infini ! Alors que justement Dieu est toute humilité, il n’est absolument pas orgueil.
Francis Delaye
Cette humiliation de Dieu nous amène à une humilité véritable, si on le reconnaît en Jésus-Christ. Voilà, je pense.
Bertrand Catry
Quels seraient pour vous, à partir du moment où on entre dans le discours de l’humiliation et donc de l’humilité et de cette infinie douceur qu’elle révèle pour nous tous, quels pourraient être les fruits, quelle pourrait être la vie possible pour l’humanité entière à partir du moment où nous assimilons, où nous pouvons entrer dans ce cercle vertueux de l’humiliation-humilité-salut ? Est-ce qu’il y a là possibilité d’une réconciliation globale de l’humanité et donc de temps heureux à votre avis ? Est-ce que nous pourrions connaître des temps heureux ?
Francis Delaye
Oui bien sûr. Il ne s’agit pas de s’humilier toute le temps. Mais l’humiliation est nécessaire à l’humilité. Sans l’humiliation il n’y a pas d’humilité.
Bertrand Catry
… il n’y a pas d’humilité, cela je crois que nos auditeurs l’entendent, oui.
Francis Delaye
Et l’humiliation la plus apte à l’humilité c’est la pratique religieuse. La pratique religieuse dans toutes les religions dont on dépend pour reconnaître celle de Jésus-Christ par la voie dont on la foi. Et C’est pour l’humanité un bien immense car l’humilité a une puissance énorme au point de vue du principe de vie des univers.
Bertrand Catry
Vous la distinguez de l’Amour alors que, au fond quand j’entends cet écho et cet appel, cette annonce, non pas en tant que Messie – ce serait un sacrilège, mais parfois on a l’impression de vous entendre comme un messie, on vous l’a déjà d’ailleurs dit – mais au fond cette pratique religieuse, cette immersion dans l’humilité divine peut nous conduire à cet Amour parfait que représente Jésus-Christ ? Cet Amour parfait ! En quoi l’humilité, la douceur que propose l’humilité, quel est le point de rencontre, quel est le point de différence entre l’aboutissement, les fruits de la pratique religieuse et de l’humilité par rapport à l’idée que nous nous faisons, chrétiens et non chrétiens, de l’Amour parfait ?
Francis Delaye
Il m’a fallu pour arriver à cette conclusion-là plus de soixante ans de méditation et d’éviter toutes les données de théologie catholique en utilisant d’abord ma religion et en me rendant compte qu’il y avait une certaine dichotomie entre la théologie de Saint-Thomas d’Aquin et de Saint-Bonaventure en ce qui concerne la nature des pures esprits, qui était liée à leurs philosophies diamétralement opposées l’une de l’autre. Et en recherchant ensuite dans l’histoire des religions et des philosophies je me suis rendu compte de ce qui se passait exactement dans la foi catholique et sur le principe de non-contradiction. Et j’ai mis en l’an 2000 une philosophie fondée sur le principe de contradiction qui aurait réuni les deux, mais tout ça c’est secondaire. Ce qui compte c’est le cœur des fidèles qu’ils soient de quelle que religion que ce soit, établis en Dieu soit par l’Amour divin chrétien, soit par l’Amour d’obéissance juif, soit par l’Amour d’adoration musulman, etc… jusqu’à l’Amour de componction chinois qui est très différent mais qui est fondamental.
Bertrand Catry
Nous étions à l’instant sur les sujets de la componction chinoise, de l’adoration musulmane et de l’adoration aussi juive ; nous sommes au terme de ce second volet, de ce second entretien, vous approchez de vos 65-70 ans ; vous allez nous faire part, au plan religieux, de cette théologie qui oppose Saint-Bonaventure avec Saint-Thomas d’une part, et d’autre part il me semble qu’à 65 ans vous avez encore, si j’ose dire, les yeux tournés vers l’Amérique parce que vous n’avez pas abandonné, loin de là, votre métier de peintre, et je crois bien que vous avez peint dit-on une secrétaire aux États-Unis ? Est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus ?
Francis Delaye
J’avais fait une exposition dans le bureau de mon père qui m’avait valu du reste les gros yeux du propriétaire qui avait envoyé un notaire ou un avocat pour constater qu’on vendait de la peinture dans le local commercial et qu’on pouvait augmenter donc le loyer. Et j’avais eu la visite d’une américaine qui m’avait commandé son portrait. Et j’ai fait son portrait et il est parti en Autriche je crois et c’est là que je l’ai retrouvée pour lui apporter mon portrait dont l’achat m’avait réchauffé, car la vente de mes toiles n’était pas évidente.
Bertrand Catry
De l’homme religieux à l’artiste, est-ce que l’un commence à l’emporter sur l’autre ? De cette beauté créée à la beauté incréée, vous avez 65-70 ans, rappelez-moi, vos enfants déjà ont grandi, vous en avez eu 6, nous sommes dans les années 1985-1990, c’est ça ! Et dans votre temps au quotidien le temps de la prière, le temps du suivi des Heures, de la Liturgie des Heures, vous occupe de plus en plus.
Francis Delaye
Mais ne m’étouffe pas !
Bertrand Catry
Non, sans vous étouffer ! Vous occupe dans votre quotidien de plus en plus !
Francis Delaye
La prière ne m’a jamais quitté depuis ma conversion en 1946.
Bertrand Catry
Oui.
Francis Delaye
J’ai toujours prié intensément et de plus en plus. En fait, j’ai évolué dans la connaissance du Christ de plus en plus et il est manifeste, il est certain que mon amour pour lui ne s’est jamais démenti. J’ai toujours été fidèle ; dans tous nos voyages avec ma femme qui ont eu lieu en Turquie ou en Amérique du Sud, … j’ai toujours été fidèle à la messe de tous les jours ou à rencontrer les prêtres catholiques de l’endroit, notamment en Turquie où ils sont très peu nombreux et très mal vus.
Bertrand Catry
Vous êtes allés à Trébizonde, peut-être, sur la Mer Noire ?
Francis Delaye
Comment ?
Bertrand Catry
Vous êtes peut-être allés en Turquie sur cette très vieille terre chrétienne dans l’évêché de Trébizonde ?
Francis Delaye
Oui, Sainte-Sophie ?
Bertrand Catry
Oui, c’est ça ! Tout à fait.
Francis Delaye
Oui, on a visité Sainte-Sophie et c’était un terrain chrétien important qui est passé à l’Église musulmane.
Bertrand Catry
Dans vos prières…, et nous allons conclure notre entretien peut-être sur ce dernier message, nous traiterons de ce point justement du cœur, du contenu de vos prières, de l’homme de foi que vous êtes. : vous avez 97 ans – mes respects ! 97 ans ! – quelle est votre plus grande espérance ? Nous sommes en 2020, nous avons été « covidés » les uns les autres – excusez-moi de faire un aparté de l’actualité mais cela marquera quand même le temps et plusieurs générations – vous me disiez à l’instant quand j’arrivais dans votre maison ce matin, que le covid, cette actualité, invite, propose et ouvre les personnes à une reprise de la foi, de la prière. Par rapport à l’espérance que vous avez de l’humanité, selon l’inversion ou non de ce fameux moteur à ions, est-ce que ce Covid, est-ce que cette actualité qui va marquer les hommes un certain temps, est-ce que c’est une chance, et si oui est-ce qu’elle rentre dans votre espérance de retour à Dieu finalement ?
Francis Delaye
Oui, je pense que c’est la Providence qui a permis ça pour resserrer un peu les liens de l’Homme avec Lui, mais je pense aussi et j’espère aussi, enfin j’espérais que ma mission évangélique serait continuée par mes enfants et mes petits-enfants, ou par des enfants de l’Église de façon à d’une part réunir les religions entre elles face à cette inversion terrible qui peut avoir lieu.
Bertrand Catry
D’accord. Vos enfants de sang, vos petits-enfants, vous avez un de vos petits-fils qui a résidé longtemps dans votre maison familiale cet été, et puis d’autres petits-enfants…, les transmissions connaissent des voies qui seules sont connues du Seigneur. Si je peux me permettre !
Francis Delaye
Oui, elles seules sont connues du Seigneur.
Bertrand Catry
Elles seules sont connues du Seigneur ! On voudrait se les approprier, ce serait confort au fond que vous ayez un petit-fils qui embrasse la religion catholique ou qui embrasse les Ordres ; ça irait, ça rentrerait, Monsieur Delaye, dans votre zone de confort. Permettez-moi peut-être cette espérance et cette conviction que j’ai que les transmissions qui sont à l’œuvre aujourd’hui de cette passation de l’Évangile, cette passation évangélique elle est à l’œuvre mais selon des modalités seules connues de notre Seigneur.
Francis Delaye
Oui, bien sûr, d’autant plus que je ne sais pas si je verrai quoi que ce soit de ça avant ma mort, vu mon âge ; et ni Abraham, ni Jésus, ni Moïse, ni aucun des grands prophètes n’ont vu la réalisation de leurs prophéties de leur vivant. Alors moi je ne suis rien du tout ! J’ai écrit au Pape que je n’étais qu’un marchepied d’un théologien pénitent à venir qui écouterait tout ce que moi je suis incapable d’écouter.
Bertrand Catry
Merci Francis Delaye encore de ce travail et de cette réalisation que nous avons eu le bonheur de produire pour nos auditeurs ; et de cœur nous nous donnons rendez-vous pour un troisième volet qui lui sera consacré à votre foi à proprement parlé, que nous essaierons de creuser le plus profondément possible pour le bénéficie du plus grand nombre. Et je remercie aussi le plateau technique de ce jour pour son travail.
À très bientôt sur notre antenne ; et à très bientôt sur les réseaux sociaux.
